01.01.2012
du vote obligatoire
Bonne année à tous !
une très belle argumentation en faveur du vote obligatoire.
En effet, l'analyse ne repose pas sur le problème vu du point de vue du thérmomêtre : "mon dieu, les gens ne votent plus, l'abstention augmente !! il faut rendre le vote obligatoire".
L'argumentation est basée sur les conséquences politiques de l'abstention.
Comme les ouvriers/employés votent moins, "un suffrage censitaire se développe, non pas de jure, mais de facto". Ces électeurs pauvres ne votent pas, car les politiques ne s'adressent pas à eux. Pire, les politiques considèrent qu'il n'est pas nécessaire de leur parler, puisque, de toute manière, ces catégories ne votent pas. C'est donc un véritable cercle vicieux. L'abstention des ouvriers/employés ne peut alors que progresser.
De plus, cet article est interessant, car il est l'un des rares de ce blog où il est fait le lien entre les luttes spécifiques des minorités et les luttes du peuple dans son ensemble.
Bonne lecture de l'article dans sa totalité
Je vous redonne le lien :
19:45 Publié dans elections, peuple | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : abstention, election, classe populaire |
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18.12.2011
du livre de J. Sapir : la démondialisation...
Bonjour à tous !
Je vais vous parler du livre de J. Sapir intitulé "la démondialisation".
J. Sapir décrit, dans un premier temps, l'histoire économique des 30 dernières années. Selon lui, le libéralisme marchand a conduit à limiter la croissance économique et le nombre d'emplois. Le libre-échange est très loin d'être porteur de développement et d'amélioration du niveau de vie.
Pour maintenir une certaine croissance, il a été alors nécessaire de faire appel à l’endettement public et privé. Pour faciliter cet endettement, c’est tout le système financier qui a été libéralisé.
Ce constat conduit à deux premières conclusions : de nouvelles régulations sur la finance et le commerce internationale sont indispensables. Ce constat est partagé par l'ensemble du champ politique (même par Sarkozy dans les discours, mais évidemment pas dans les faits).
Dans un deuxième partie, J. Sapir aborde le sujet de la monnaie unique. En constatant que les structures économiques des pays de la zone Euros divergent profondément pour des raisons culturelles, politiques, économiques, sociales, sociétales, J. Sapir explique que la zone Euro ne peut qu'exploser. Il est donc nécessaire d'organiser la fin de l'Euro en mettant en place une monnaie commune, plutôt que de subir l'explosion de la zone Euro.
Néanmoins, je vous invite à lire dans cet article (écrit par mes soins) publié sur le site de l'association Sauvons l'Europe, une réponse à sa conclusion.
D'une part, l'Europe est une nécessité pour faire face aux défis du futur. Ainsi, nous ne pouvons laisser la zone Euro se déliter. Car la fin de la zone Euro sera également un coup d'arrêt pour l'Europe dans sa globalité.
D'autre part, J. Sapir a raison : organiser la convergence budgétaire est totalement insuffisant pour sauver l'Euro et donc l'Europe. La convergence doit se fait sur l'ensemble des thématiques.
Il est donc indispensable d'organiser la convergence des pays de la zone Euro sur les thématiques économique, politiques, sociales, syndicales pour éviter la divergence des économies de la zone Euro. Une telle convergence ne peut se faire que par des institutions démocratiques, c'est à dire le parlement européen.
Alors que J. Sapir conclue à la nécessité d'organiser la fin de l'Euro, je conclue donc à la nécessité d'une Europe réellement démocratique.
A vos commentaires !!!!
Benoit
14:11 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : euro, europe, libre-échange, finance, démocratie, fédéralisme |
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04.04.2011
vive les emplois jeunes !!!! (ceux de 2012, pas ceux de 1997)
je suis parti de l'article suivant de l'expansion.
http://lexpansion.lexpress.fr/economie/le-ps-a-t-il-raison-de-vouloir-ressusciter-les-emplois-jeunes_251810.html
Sa thèse est de dire : "les raisons qui plaident une politique d'emploi jeune n'étaient absolument pas valable en 1997, mais sont totalement valides en 2012". donc, les emplois jeunes de 2012 seront parfaits, car ils étaient une ineptie en 1997.
si vous souhaitez lire rapidement, ne lisez que les passages soulignés !
Il faut rétablir les emplois jeunes, car, dit l'Express, c'était une mauvaise idée en 1997 du point de vue macroéconomique, mais une bonne idée macroéconomique en 2012.
En période de crise, embaucher 300 000 jeunes relancera l'économie, redonnera des emplois dans des régions dévastés et donneront des emplois à des jeunes sans espoir.
En revanche, en 1997, c'est la croissance avec des emplois. Créer 300 000 emplois supplémentaires n'a pas contribué à de la croissance supplémentaire.
donc :
Créer 300 000 emplois jeunes quand c'est la crise, c'est bien, car ça permet de relancer l'économie
Créer 300 000 emplois jeunes quand c'est la croissance, ça ne sert à rien, car la croissance est déjà là.
Il faut rétablir les emplois jeunes, car c'était une mauvaise idée en 1997 du point de vue budgétaire, mais ça sera une bonne idée budgétaire en 2012.
En 1997, ces emplois jeunes ont été financés par la croissance (qui ne s'est pas avéré durable) et par des déficits, alors qu'en 2012, ces emplois jeunes seront financés par la suppression d'une exonération fiscale IDIOTE (les exonérations sur les heures supplémentaires).
donc :
Remplacer une exonération d'impôt qui détruit des emplois (sur les heures supplémentaires) par 300 000 emplois pour les jeunes, c'est bien.
Embaucher 300 000 jeunes en faisant du déficit, ce n'est pas bien.
Il faut rétablir les emplois jeunes, car c'était une mauvaise idée en 1997 du point de vue de la fonction publique, mais ça sera une bonne idée de gestion de la fonction publique en 2012.
En 1997, le nombre de fonctionnaires est élevé, l'Etat et les collectivités locales ont embauchés : ajouter 300 000 personnes dans les administrations contribuent à "engraisser le mammouth".
En 2012, le nombre de surveillants dans les lycées aura été divisé par 2 de 50 000 à 25 000 , les 3000 Rased auront été supprimés, les enseignants remplaçants sont embauchés par le Pôle Emploi et la fonction publique a perdu 130 000 emplois (sans compter les intérimaires).
donc:
embaucher 300 000 emplois jeunes lorsqu'il y déjà un nombre importants de fonctionnaire, ce n'est pas bien !
embaucher 300 000 emplois jeunes, quand les effectifs de la fonction publique se sont fortement réduits, c'est bien !
Il faut rétablir les emplois jeunes, car c'était une mauvaise idée en 1997 du point de vue des secteurs d'embauche, mais ça sera une bonne idée en terme de planification sectorielle en 2012.
La meilleure manière de préparer la conversion écologique, c'est de developper la formation dans les métiers écologiques. Cependant, aujourd'hui, on ne connait pas encore la capacité d'embauche par le marché. Qui peut dire de combien d'ouvriers en isolation thermique, on aura besoin dans 3 ans ? Ainsi, il faut sécuriser l'embauche pour les nouveaux formés pour inciter les jeunes à se former dans ses métiers. Il s'agit de dire : "si vous vous formez dans l'éolien ou l'isolation des batiments, il y aura un emploi pour vous, même si c'est pas tout de suite rentable économiquement par le marché". Dans un deuxième temps, il y aura suffisament de jeunes formés, les coûts de production seront réduit, les jeunes formés créeront d'eux mêmes des PME, un marché important existera, des pôles de compétitivité se mettront en place, Bouygues se mettra sur le marché...
A l'inverse, embaucher des emplois jeunes dans la culture et le sport, c'est une incitation à aller dans des formations avec un nombre d'étudiants déjà trop importants : STAPS ou arts.
Faire des emplois jeunes dans le vert pour inciter les jeunes à se former dans ses enjeux essentiels de demain et à developper, c'est bien !
faire des emplois jeunes dans la culture et le sport qui des disciplines déjà surabondantes en personnes diplômées, ce n'est pas bien !
Vive les emplois jeunes de 2012 en période de crise, pour commencer la conversion écologique de la France, pour corriger la casse de la fonction publique de Sarkozy et financés par la suppression d'une exonération fiscale aberrante !
22:45 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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16.03.2011
nucléaire : pour une vraie démocratie parlementaire
L'information sur les incidents et risques nucléaire a largement été améliorée avec la loi de 2006, car l'autorité de régulation n'est plus le producteur. Ainsi, la transparence est largement meilleure qu'au Japon, Cependant, l'ensemble des décisions sont prises par décret et les membres de l'autorité sont majoritairement nommés par le président. l'ensemble des décisions sont, donc, prises par l'executif.
Il n'est fixé aucune date limite à la durée de vie des centrales, même si un examen est prévu tous les 10 ans. De nouveau, la décision finale est prise seulement par l'executif.
L'opposition doit donc réclamer, D'URGENCE, les premières réformes suivantes :
- l'obligation de démantelement au bout de 50 ans (les centrales nucléaires ayant été prévues pour 40 ans à l'origine).
- l'élection des membres de l'autorité de régulation par vote du parlement
- que les décisions de prolongement des centrales nucléaires soient prises par vote du parlement après avis de l'autorité
- En particulier, le parlement, après avis de l'autorité de régulation, se prononcera, d'urgence, sur la fermeture ou non de Fessenheim (42 ans), situé en zone sismique
- Le parlement, après avis de l'autorité de régulation, se prononcera sur la vérité des prix du nucléaire et en particulier sur le fait que coût de démantelement des centrales est bien intégré dans le faible coût du nucléaire qui est un argument majeur du nucléaire.
Seuls cette démocratisation des choix nucléaires le rendra légitime et acceptable sur longue période. Cette démocratisation sera accompagnée d'une grande politique d'économie de toutes les énergies (gaz, électricité, pétrole) par une transformation de notre modèle de developpement (taxe carbone et tarif social de l'électricité : baisse du prix de l'abonnement et hausse du prix de la consommation). Enfin, une augmentation de la part des energies renouvelables permettra de réduire la part du nucléaire dans notre pays, si cela s'avère nécessaire.
En détail :
http://energie.edf.com/fichiers/fckeditor/Commun/En_Direct_Centrales/Nucleaire/General/Notes_Info/note_information_duree_fonctionnement_fevrier2011.pdf
derrière le bla bla de cette note, on dit que des centrales nucléaires prévues pour durer 40 ans vont rester en service 60 ans.
Loi de 2006 :
Les avis rendus par l'Autorité de sûreté nucléaire en application du 1° de l'article 4 sont réputés favorables s'ils ne sont pas rendus dans un délai de deux mois. Ce délai peut être réduit, en cas d'urgence motivée, par l'autorité administrative saisissant l'Autorité de sûreté nucléaire. Un décret en Conseil d'Etat fixe les délais au-delà desquels les avis de l'Autorité de sûreté nucléaire, requis obligatoirement en application d'une autre disposition de la présente loi, sont réputés favorables en l'absence d'une réponse explicite.
OK, donc si l'autorité ne répond pas, c'est "OUI" d'office...
qui ne dit mot consent, pour des activités risquées, c'est pas terrible...
"En application de la présente loi :
1° Des décrets en Conseil d'Etat, pris après avis de l'Autorité de sûreté nucléaire :
a) Peuvent ordonner la mise à l'arrêt définitif et le démantèlement d'une installation nucléaire de base dans les conditions mentionnées à l'article 34 ;"
comme d'habitude, l'autorité de réglementation ne donne que des avis et le pouvoir executif décide seul sur DECRET. vive la démocratie...
"Trois des membres [de l'autorité], dont le président, sont désignés par le Président de la République. Les deux autres membres sont désignés respectivement par le président de l'Assemblée nationale et par le président du Sénat."
HOLALALA, comme c'est beau, les membres nommés par le président de la république détiennent seuls la majorité au sein de cette organisation...
Ceci dit cette loi a du bon : l'article 13 est extremement sévere sur les risques de conflits d'intérêts. Le président de l'autorité peut agir en justice au nom de l'Etat.
Surtout, cette autorité rend indépendante le contrôle des producteurs (EDF) : la situation est ainsi bien meilleure qu'au Japon, où TEPCO était juge parti : producteurs et régulateurs...
Ainsi, la transparence et les exigences sont bien plus fortes qu'avant 2006.On a ainsi vu, au cours de la situation japonaise, que la transparence la plus importante est venue de cette autorité (et non du ministère de l'Energie).
Tout cela est d'autant plus nécessaire, que les contraintes d'EDF (en terme de profit) réduit naturellement les exigences d'EDF en terme de sécurité.
source : http://admi.net/jo/20060614/DEVX0100081L.html
22:46 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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31.01.2011
voila l'enjeu !
L'inflation, comme aux USA, ou la restructuration des dettes via l'Europe et en imposant ses propres conditions aux créanciers en échange d'une garantie de l'Europe sur le montant des dettes, voila la seule solution...
tout cela revient à faire l'inverse de ce que l'on fait avec le FESF : aucune condition sur les créanciers actuels, aucune restructuration de la dette, des intérets élevés, seule la partie "garantie" est présente, cad on a, comme d'habitude, une sociabilisation des pertes et une privatisation des profits...
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/01/31/et-l-allemagne-fit-faillite_1472889_3232.html
Une remarque de ce papier : lorsqu'on s'endette en dollars, une diminuation de la valeur de l'Euro (qui pourrait être souhaitable pour relancer nos exportations) contribue à rencherir le coût de la dette... Il faut donc, absolument, éviter de s'endetter en dollar... Mais, cela signifie un choix collectif, car chaque pays peut, indépendamment les uns des autres, avoir intéret à s'endetter en dollar pour réduire le coût de sa dette...
Cela est un argument supplémentaire pour rendre commune la gestion de la dette.
18:34 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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30.01.2011
tout cela va mal finir, à moins que...
bon résumons
crise sociale + crise démocratique + inégalité fragrante + corruption = révolution tunisienne et egyptienne
appliquons cela au cas français :
3 millions de chômeurs + absence de démocratie au niveau européen et cumul des mandats + Bettencourt et dividendes + conflits d'intérets = ça va mal finir au niveau français...
A moins que
politique industrielle et du logement pour améliorer la situation sociale et de l'emploi + réforme démocratique locale, nationale et européenne + réforme fiscale et nouvelle répartition des richesses avec une augmentation des salaires + une loi stricte sur la fin du cumul de fonction dans les conseils d'administrations et sur les conflits d'intérêts et loi pour des class actions à la françaises = un renouveau social et démocratique...
Une fois que tout cela sera effectué, alors, oui, les réformes d'adaption de notre modèle sociale au vieillissement de la population et au déficit de l'Etat pourra se faire, car dans ce cas, les citoyens accepteront des sacrifices.
Je ne sais pas, mais j'ai l'impression que c'est relativement simple d'éviter une révolution tout de même...
23:40 Publié dans déficit public, elections, Fiscalité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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28.01.2011
les Anglais sont contre l'Europe, il va falloir s'en rendre compte...
Davos est extremement passionnant cette année. Tandis que Merkel rappelait le risque de la dette des administrations publiques, ce qui est cohérent avec son analyse de long terme.
Dans le même temps, Sarkozy blablate sur la nécessaire régulation du capitalisme.
Mais le plus passionnant, et qui va devoir nécessiter des choix politiques et stratégiques extremement importants, est la position anglaise : David Cameron prône plus de DEREGULATION (cf. lien ici) oui, oui, avec un "DE" devant... David Cameron souhaite plus de subprimes, moins de transparence, plus de vente à découvert...
Il n'est plus question de revenir sur les enjeux fondamentaux pour revenir à une croissance durable et juste : il faut que celle-ci soit fondée sur une politique industrielle claire tournée vers l'investissement (cf. une note précédente) et sur une progression des salaires comme l'explique cet article du Monde Economie.
Ainsi, M. Cameron n'a rien appris de 30 ans d'économie. M. Cameron devrait lire le rapport des parlementaires américains sur la responsabilité de la crise. Il est écrit, en version originale, "Government regulators were not at their posts, instead depending on a misplaced faith that markets would self-correct and financial institutions would police themselves."
En quoi, tout cela, va-t'il nécessiter des choix politiques majeurs et stratégiques ? La situation n'est pas tenable actuellement, car il faut plus de régulation. Il y a donc 5 solutions :
- il faut construire une europe au niveau de la Zone Euro qui soit démocratique, car les divergences sur l'ensemble de l'Europe sont bien trop importantes ; l'Europe, dans son ensemble, resterait effectivement une zone de marché et de droits sociaux fondamentaux. Mais la zone Euro deviendrait une zone de régulations et de convergences avec la gouvernance économique de la zone Euro.
- Il faut une Europe politique ou fédérale sur l'ensemble des sujets, avec abandon du pouvoir des Etats au profit du parlement Européen pour que des décisions politiques puissent être prises même s'il y a des désaccords fondamentaux entre les Etats;
- Il faut demander aux Anglais de sortir de l'Union Européenne ;
- il faut que la France sorte d'elle même de l'Europe pour retrouver une marge de manoeuvre;
- l'Europe à la Carte ou les cercles concentriques
Mis à part l'extrême droite qui propose la 4ème solution, au risque d'une guerre commerciale avec les allemands, et de risques importants sur des entreprises européennes comme EADS qui créent un nombre d'emplois très important en France, les autres partis politiques ne présentent pas clairement leur vision du "comment nous allons faire avec ces anglais".
L'Europe fédéral paraît un doux rêve (ou cauchemar, pour certains). Cela ne doit pas empêcher de le défendre à long terme, si l'on considère que c'est un projet qui vaut la peine de se battre.
Le troisième choix nécessite un bras de fer, mais qui ne dit pas, qu'il sera perdant ?
La thèse des cercles concentriques, c'est le "à la carte", mais pourquoi avoir écrit 300 pages de texte en 40 ans de construction européenne, si c'est pour revenir à un système de "chacun fait ce qu'il veut", "chacun fait ce qu'il souhaite" et uniquement de manière étatique ? Cette méthode, est donc, possible à court terme, mais c'est tout de même, le degré zéro de l'ambition politique.
Seule la première solution tient la route à échéance relativement brève, mais alors il est nécessaire de débattre avec les pays de la zone euro sur quelle gouvernance DEMOCRATIQUE de la zone Euro l'on organise... une telle gouvernance démocratique de la zone Euro nécessitera un deuxième parlement européen, composé des parlementaires nationaux, dans un premier temps ?
Et l'on revient, également, à une surprise qu'on avait oublié (moi le premier en raison mon enervement face à la politique de déflation salariale des allemands), finalement, certes les Allemands ont une politique, qui n'est pas vraiment, antiEuropéenne, mais plutôt AEuropéenne. L'Europe ne fonctionne pas, ils s'en détournent en faisant leur propre choix politiques.
En revanche, les anglais, ont, eux, clairement une politique Anti-Européenne : contre le FESF, contre la régulation européenne, contre, contre, contre, contre...
Remettons l'Europe en marche, les allemands nous suivront, mais les anglais ??
Et comment remettre l'Europe en marche ? Sinon, en proposant encore et toujours des innovations institutionnelles (plus de démocratie), des projets (politique industrielle) ou plus de protections (défense des intérêts stratégiques de l'Europe, juste échange)
20:43 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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22.01.2011
quel écoloo ce borlo !
Borloo a signé, en mars 2010, un decret pour l'exploitation du gaz de schiste.
sans comprendre tous les enjeux théoriques, on remarque qu'après les grandes messes de discussion au sein de la société civile et au parlement, on prend les décisions seul et par décret...
au profit de qui ?
d'entreprises publiques à qui il sera exigé des hauts niveaux d'exigence écologique et une imposition au profit de l'Etat évidemment, pour que cette ressource bénéficie à tous..
ah non, Total, GDF Suez et Schuepbach Energy, en fait...
le prochain qui me dit que Borloo est compétent, démocrate ou écolo, je lui explose sa tête...
20:29 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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09.01.2011
presse de caniveau...
juste pour information sur le niveau de notre presse :
un bel article totalement ininteressant : un sondage débile, qui est présent et qui est absent à Jarnac et hop un article...
pfff...
bref, une reprise en main des Agences de Presse en direction de vrai article de fond est nécessaire.
voire, même et si on supprimait les agences de Presse qui deviennent le vecteur de la presse gratuite et caniveau ?
Cela obligerait les médias à refaire des vrais articles et en réduisant le contenu poubelle sur internet, les citoyens se tourneraient peut être plus facilement vers la presse payante.
L'argent économisé pourrait servir à augmenter le nombre d'abonnements à destination de publics défavorisés.
http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/01/09/straus...
16:11 Publié dans média | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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08.01.2011
le beau débat que voila...
Ah les 35 heures, ah Manuel Valls, petit hochet pour une presse en mal de sujet de fond...
Petit apparté : super article sur le sujet dans un blog hebergé par Marianne dont la thèse est de dire que les politiques parlent aux journalistes et plus à l'opinion...
Même Mélenchon est dans cette démarche puisqu'il vitupère, à raison selon moi, contre la presse. En critiquant la presse (son doigt vengeur face à l'attaque infondée, sans nom et hors sujet de Demorand), il attaque les journalistes, il parle donc bien à la presse.
fin de l'apparté.
quelle est la thèse de M. Valls : les 35h, les allégements de charge et les heures supplémentaires sont une usine à gaz, Supprimons les et en contrepartie revenons à 37 h. Ces deux heures supplémentaires, négociées, permettront d'augmenter les salaires et d'allèger le besoin de productivité imposée aux salariés. soit.
Ni exces d'honneur, ni exces d'indignité, donc.
Le problème est que M. Valls (ET TOUS CEUX QUI LUI REPONDENT) ne parle nullement des vrais problèmes.
Car, quel est le VRAI problème. Non, la difficulté de la France n'est pas qu'elle travaille pas assez. Un salarié à temps complet travaille légèrement moins que dans les autres pays, mais la plus faible proportion de temps partiel par rapport aux Pays-Bas par exemple, conduit à ce que le nombre moyen d'heures travaillées pour l'ensemble des salariés reste inférieur à la moyenne européenne. De plus, la productivité importante compense, pour partie, ce nombre d'heures réduits par le chômage de masse.
La première problématique consiste donc à poser le débat dans les termes suivants : quelle est notre productivité cible ? Veut on, vraiment, que les français soient les plus productifs au monde avec le coût humain que cela pose ? La gauche doit-elle chercher seulement l'émancipation hors du travail (culture, loisir), ou doit elle chercher l'émancipation et la reconnaissance par le travail ?
Faut-il chercher à réduire la productivité, quitte à augmenter le nombre d'heures, et réduire légèrement le salaire horaire ? C'est tout l'enjeu de la pénibilité. Valls aurait du dire : "si la conclusion d'un débat sur la pénibilité est qu'il faut augmenter la durée légale du travail dans certaine branche, pourquoi pas ?"
On peut également aller plus loin. Faut-il chercher à réduire la productivé, à horaire inchangé, voire réduit, quitte à accepter moins de croissance sur certains biens ou services ? Ma réponse est naturellement oui...
La seconde problèmatique est la plus importante : non, le problème de la France n'est pas un problème de travail mais d'investissement. Certes, la France est l'un des pays qui accueille le plus d'investissement direct en provenance de l'étranger. Mais cela ne change rien au constat, le déficit de l'Etat est un déficit de dépense courante, l'investissement privé et public en logement est notoirement insuffisant (et mal calibré avec le Scellier). La R&D n'atteint pas l'objectif de Lisbonne sur l'économie de l'intelligence et, de la même manière, ne vise pas les secteurs adéquats, puisque le crédit impôt-recherche bénéfie en partie aux banques, alors qu'il devrait être entièrement consacré à l'économie verte.
Les TPE éprouvent des difficiltés à emprunter aux banques pour investir et les PME sont pressurées par les opérations de LBO. Enfin, les grandes entreprises visent des taux de rentabilité pour les actionnaires qui dépassent l'entendement. Lorsque le dividende de France Télécom augmente, c'est autant d'argent qui ne va pas à la confection du numérique dans les territoires. Enfin, les bénéfices des banques n'est pas scandaleux, car les banques font un service, mais ce bénéfice repose sur une rente et devrait donc retourné à l'Etat.
Mais comment peut-on s'endetter lorsque le taux d'intéret réel est positif pour l'Etat ? Le pouvoir de création monétaire ne devrait pas être un pouvoir des banquiers, mais du pouvoir politique. Car, sinon, comment investir à coût faible ?
Il est étonnant de noter une coincidence : la Banque de France ne peut plus prêter à l'Etat depuis 1973 et, c'est, à peu près, depuis cette période que l'Etat n'investit plus dans le logement... Y aurait-il un lien ?
Bref, en consacrant sur les 35 h, M. Valls parlent de ce qui touchent directement les français, se positionnent sur le terrain des valeurs, mais oublie un enjeu de civilisation (quelle productivité cible veut-on pour la France ?, quel rapport au Travail ?) et surtout passe totalement à côté de l'enjeu économique qui est l'investissement.
Le livre de M. Valls y fait naturellement référence, surtout sur les enjeux écologiques, en revanche, il évoque le principe de l'égalité entre dépenses et recettes hors charges de la dette. Comme, la charge de la dette, à système économique constant, ne peut qu'augmenter, cela signifie faire payer les dépenses futures (investissements) par des recettes d'aujourd'hui (impôt ou baisse des dépenses). C'est donc la meilleure manière de s'assurer que les investissements seront la variable d'ajustement...
Mais, comme pour faire le buzz, il ne faut surtout pas faire de fond (car les politiques parlent aux journalistes), voila à quoi on arrive...
Merci les médias...
Bon, ce qui est bien avec les primaires, c'est que le bordel arrive 1 an et demi avant les élections et pas 4 mois avant (lorsque Hollande avait dit "tout le monde sait qu'il faudra augmenter la CSG").
12:38 Publié dans déficit public, marché du travail, média | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : investissement, productivité, rtt |
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